On confond encore trop souvent spiritualité…et bénévolat.
- Taishetu Coaching

- 8 hours ago
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Depuis plusieurs années, j'accompagne des auteurs, des praticiens, des médiums, des coachs, des conférenciers et des thérapeutes dans le développement de leur activité. Au fil des projets, une remarque revient inlassablement sur les réseaux sociaux :
« C'est beaucoup trop cher. »
Ou encore :
« Si cette personne avait un véritable don, elle ne ferait pas payer. »
À chaque fois, je souris.
Non pas parce que cette remarque me fait plaisir.
Mais parce qu'elle révèle une confusion profonde entre la vocation… et l'entreprise !
Une vocation ne paie pas les factures
Être animé par une mission n'exonère personne des réalités économiques.
Un praticien indépendant règle, comme n'importe quel entrepreneur :
ses cotisations sociales ;
ses impôts ;
son assurance professionnelle ;
son loyer ou la location de son cabinet ;
son matériel ;
ses logiciels ;
son site internet ;
sa comptabilité ;
ses déplacements ;
sa communication ;
sa formation continue.
Et surtout…
Il consacre un temps considérable que personne ne voit.
Les appels.
Les e-mails.
La préparation.
Le suivi.
Les rendez-vous annulés.
Les week-ends travaillés.
Les soirées passées à répondre aux sollicitations.
Tout cela fait partie du métier. Et tout cela a une valeur.
Le prix ne rémunère pas un «don»
C'est probablement la plus grande confusion.
Lorsqu'un professionnel facture une consultation, il ne vend pas « l'invisible ».
Il facture :
son temps,
son expérience,
ses années de pratique,
ses responsabilités,
son organisation professionnelle,
et l'ensemble des moyens qu'il mobilise pour accueillir ses clients dans de bonnes conditions.
Autrement dit… On ne rémunère pas une croyance. On rémunère un travail.
Les professions de l'accompagnement sont les seules à devoir constamment se justifier
Avez-vous déjà vu quelqu'un écrire sous la publication d'un avocat :
« Vous profitez de la détresse des gens. »
d'un psychologue :
« Si vous aimiez vraiment aider, vous consulteriez gratuitement. »
d'un kinésithérapeute :
« Vous avez un don pour soulager les douleurs, pourquoi faites-vous payer ? »
Très rarement !
En revanche, dans les métiers liés au bien-être, à la spiritualité ou à l'accompagnement humain, cette question revient sans cesse.
Parce-que beaucoup associent encore la spiritualité à l'idée de renoncement matériel.
Comme si aider impliquait nécessairement de vivre dans la précarité.
La transparence est plus importante que le montant
À mes yeux, la vraie question n'est pas :
« Combien cela coûte ? »
Mais plutôt :
Les tarifs sont-ils annoncés clairement ?
Le client est-il libre de choisir ?
A-t-il reçu toutes les informations avant de prendre rendez-vous ?
Existe-t-il une pression commerciale ?
Les promesses sont-elles honnêtes ?
Le professionnel respecte-t-il la loi et ses obligations ?
Voilà les vraies questions !
Le reste appartient au libre arbitre de chacun.
Personne n'est obligé de consulter
C'est un principe essentiel. Dans une société libre, chacun choisit :
le professionnel qu'il souhaite consulter,
le budget qu'il est prêt à consacrer,
la méthode qui lui convient,
ou de ne consulter personne.
Le libre choix protège tout le monde.
Le professionnel.
Comme le client.
Derrière chaque praticien, il y a aussi un entrepreneur
En tant que consultante j'observe les coulisses. Je vois des entrepreneurs qui travaillent parfois soixante heures par semaine.
Je vois les doutes.
Les investissements.
Les formations.
Les charges.
Les responsabilités.
Je vois aussi les messages reçus tard le soir, les insultes, les menaces, les urgences, les annulations de dernière minute, les heures invisibles qui ne seront jamais facturées.
C'est cette réalité que le grand public ne perçoit pas toujours.
L'éthique n'est pas incompatible avec la rémunération
On peut exercer avec intégrité.
Respecter ses clients.
Refuser certaines demandes.
Reconnaître les limites de son intervention.
Orienter vers un médecin lorsque cela est nécessaire.
Ne jamais promettre l'impossible.
Et vivre dignement de son activité.
Les deux ne sont pas incompatibles.
Ils devraient même aller de pair.
Ma conviction ?
Je ne demande à personne d'adhérer aux pratiques de mes clients. Le scepticisme est légitime.
Le débat est sain. En revanche, je crois profondément qu'un professionnel ne devrait pas être condamné uniquement parce qu'il vit de son travail.
La véritable question n'est pas :
« Est-il rémunéré ? »
La véritable question est :
« Exerce-t-il son activité avec compétence, transparence et éthique ? »
C'est sur ces critères que nous devrions tous être jugés.
Conclusion...
Les croyances sont personnelles et les opinions sont libres. Mais, le respect devrait, lui aussi, rester une valeur commune.
Et si nous commencions enfin à distinguer la valeur d'un accompagnement… du fantasme selon lequel toute vocation devrait être gratuite ?



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